MARLON BRANDO
Fils d’un militaire et d’une actrice, Marlon Brandovoit le jour le 3 avril 1924, à Omaha dans le Nebraska. Après une adolescence difficile, il débute au théâtre en amateur. C’est pour lui une révélation et il obtient ses premiers engagements en 1944, à Broadway.
En 1947, Marlon Brando est l’un des premiers adeptes de la méthode Stanislavski de l’Actors Studio. Ses amis sont: James Dean, Montgomery Clift et Julie Harris. La même année, il connaît immédiatement le succès avec la pièce «Un tramway nommé Désir» de Tennessee Williams. Il vit alors les années les plus enrichissantes de sa carrière en mettant en pratique l’enseignement de la célèbre école.
En 1950, il transpose pour la première fois au cinéma son style de jeu dans «C’était des hommes» de Fred Zinnemann. L’année suivante, Marlon Brando rencontre Elia Kazan et sous sa direction, il devient une star avec l’adaptation de la pièce de Tennessee William «Un tramway nommé Désir» aux côtés de Vivien Leigh. Ce film est à l’origine du mythe Brando pour la violence et la sensualité que dégage le personnage. Il confirme son extraordinaire talent dans «Viva Zapata!» (1952) toujours de Kazan et pour lequel il remporte un prix d’interprétation à Cannes; «Jules César» (1953) de Joseph L. Mankiewicz; «L’équipée sauvage» (1954) de Laslo Benedek (le film de toute une génération) et «Sur les quais» (1954) encore de Kazan. Pour ce dernier film, il remporte un premier Oscar pour son rôle de Terry Malloy, un jeune docker qui se rebelle contre son puissant syndicat. Ses exigences font alors capoter plusieurs grands projets. Marlon Brando refuse aussi de se prêter aux contraintes des studios et rentre très vite en conflit avec «l’establishment hollywoodien». Il tourne quelques films de qualité médiocre, à croire qu’il se détourne déjà volontairement de son art.
En 1961, Marlon Brando réalise honorablement «La vengeance aux deux visages» avec son ami Karl Malden. Ce révolté du cinéma a du mal à retrouver la passion de ses débuts et tourne de moins en moins. Seuls Arthur Penn pour «La poursuite impitoyable» (1965) et John Huston pour «Reflets dans un œil d’or» (1967) lui offrent des rôles à la hauteur de son talent.
Alors que tout le monde le croit fini, Marlon Brando revient en force en 1971 avec «Le parrain» de Francis Ford Coppola. Le film est un triomphe et l’acteur remporte un second Oscar (qu’il refuse en solidarité pour la cause du peuple indien). Un an plus tard, il enchaîne avec le magnifique mais très controversé «Dernier tango à Paris» de Bernardo Bertolucci. Il exerce encore son pouvoir de fascination dans «Apocalypse now» (1978) de Coppola, «Une saison blanche et sèche» (1988) de Euzhan Palcy et «The brave» (1997) de et avec Johnny Depp. Il apparaît une dernière fois à l’écran en 2000 dans «The score» de Frank Oz aux côtés de Robert De Niro.
Après une vie pleine de triomphes, de scandales, d’honneurs et de tragédies, Marlon Brando s’éteint, entouré de ses proches, le 1er juillet 2004, à l’Hôpital Universitaire de Los Angeles, emporté par une fibrose pulmonaire. Son corps a été incinéré et ses cendre dispersées à Tahiti et en Californie.
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http://www.youtube.com/watch?v=RA6Jl1cdv64
http://www.youtube.com/watch?v=yCENBce_dls
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