CHRISTINE
![Amazon.com: Christine [Blu-ray]: Keith Gordon, John Stockwell ...](https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/91rhmKPZk7L._SX342_.jpg)
est un film américain réalisé par John Carpenter et sorti en 1983. Adapté du roman éponyme de Stephen King sorti la même année, le film raconte l'histoire d'une automobile surnaturelle et malveillante qui prend petit à petit le contrôle de l'adolescent qui l'a achetée et qui tue ceux qui essaient de les séparer.
SYNOPSIS /
Arnie Cunningham est un pauvre adolescent, timide et complexé. Il n'a qu'un seul ami, Dennis. Au hasard d'une de leurs promenades, Arnie tombe littéralement amoureux d'une épave de voiture, une Plymouth Fury de 1958 que son ancien propriétaire avait baptisé "Christine". Arnie achète la voiture malgré les conseils de Dennis et provoque la colère de ses parents qui refusent de le laisser garer la voiture devant chez eux. Arnie va donc la déposer dans un garage tenu par Darnell, et il commence à la restaurer. Le comportement d'Arnie change au fur et à mesure des réparations de Christine. Il devient plus sûr de lui et séduit Leigh, la plus belle fille du lycée. Christine étant refaite à neuf, il emmène ses deux "fiancées" dans un drive-in. Leigh manque d'étouffer dans la voiture, Arnie n'arrivant pas à ouvrir les portes de l'extérieur, comme si Christine "contrôlait" la situation. Après avoir garé sa voiture au garage, Arnie rentre chez lui. Pendant ce temps, Buddy et sa bande de voyous pénètre par effraction dans le garage et détruisent Christine. Lorsqu'il la découvre le lendemain, Arnie ne sait plus quoi faire. C'est alors que la voiture se répare d'elle-même. Arnie comprend que Christine est vivante. Pendant la nuit, Christine part en chasse et tue Buddy et ses amis. Arnie est complètement prisonnier de l'emprise de la voiture. Dennis, aidé de Leigh vont tenter de l'aider en détruisant Christine...

Columbia Pictures souhaite dans un premier temps des vedettes montantes pour les rôles principaux, telles que Brooke Shields ou encore Scott Baio mais Richard Kobritz et John Carpenter insistent pour ne prendre que des inconnus.
Kevin Bacon est envisagé dans le rôle d'Arnie avant qu'il ne choisisse de tourner dans Footloose de Herbert Ross. Le choix se porte finalement sur Keith Gordon. Alternant à l'époque sa carrière au cinéma et au théâtre, Gordon saisit cette occasion pour jouer un type de rôle très différent de ce qu'il est dans la réalité.
John Stockwell, sortant tout juste de la Faculté, est choisi pour le rôle de Dennis.

Le tournage débute en avril 1983. La production trouve pas moins de 25 exemplaires de la Plymouth Fury 1958, la plupart d'entre elles sont rénovées par l'équipe.
Le garage de Darnell est en fait une ancienne usine de l'époque de la Seconde Guerre mondiale située à Irwindale. Seulement une moitié de l'intérieur est utilisée comme décor pour les scènes du garage tandis que l'autre est utilisée pour d'éventuelles réparations de certains modèles de la Plymouth.
Lorsqu'Arnie repousse Leigh après avoir découvert Christine détruite, Keith Gordon frappe Alexandra Paul par surprise, causant un réel sursaut chez l'actrice.

23 voitures ont été détruites pour réaliser le film
Il est à noter que dans le livre "Christine", King parle d'une berline Fury, modèle qui n'a jamais existé. Carpenter a donc bien corrigé une erreur de l'auteur en filmant le coupé Fury qui, lui, a bien existé !
Toute la musique est composée par John Carpenter et Alan Howarth.
Il n'est décidé qu'au moment du montage d'insérer les séquences d'auto-réparation de Christine, Kobritz et Carpenter ayant envisagé à l'origine de faire réapparaître la voiture directement intacte. Ces séquences consistent à écraser la voiture par pression hydraulique à des endroits précis. Les plans filmés sont par la suite montés à l'envers
Le film connaît un certain succès commercial, rapportant environ 21 000 000 $ au box-office en Amérique du Nord6 pour un budget de 10 000 000 $. En France, il réalise 981 177 entrées2.
Il reçoit un accueil critique plutôt favorable, avec 68 % de critiques positives, une note moyenne de 5,8/10 et, sur la base de 22 critiques collectées sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes7.

Le plan subjectif est utilisé pour donner à Christine une vie artificielle ; procédé habituellement réservé pour emprunter le regard d'un être vivant, humain ou animal. « Ses phares qui s’allument, son moteur qui se met en route tout seul et gronde et rugit, sont autant de signes qui révèlent une créature animée de sentiments et d’une volonté qui n’appartiennent qu’à elle. Lorsque Christine décide d’agir et de tuer, la caméra emprunte sa vision et voit alors avec ses phares. On aura compris qu’il ne s’agit pas d’un film d’animation pour les enfants ! Christine, flamboyant d’un rouge écarlate, est une créature satanique8. »
À l'orée des années 1980, Stephen King est un écrivain déjà reconnu qui semble avoir acquis définitivement les faveurs de Hollywood. Après Carrie (Brian De Palma, 1976) et The Shining (Stanley Kubrick, 1980), après la collaboration avec George Romero sur le film à sketches Creepshow (1982), la seule année 1983 voit arriver sur les écrans pas moins de trois nouvelles adaptations : Cujo (Lewis Teague), Dead Zone (David Cronenberg) et le titre qui nous intéresse ici, Christine, par John Carpenter. Les histoires de véhicules démoniaques et meurtriers avaient déjà inspiré le cinéma. On retiendra en particulier Duel (Steven Spielberg, 1971) et The Car (Elliot Silverstein, 1977), et on laissera de côté The Love Bug (Robert Stevenson, 1968), la gentille coccinelle des studios Disney. Passionné d'automobile, King prolongera cette thématique avec son film Maximum Overdrive (1986), son roman Roadmaster (2002) ou sa nouvelle Un tour sur le bolid', portée à l'écran par Mick Garris en 2004, qui y faisait un clin d'œil à une Christine ressuscitée.
Confiée au maître du fantastique John Carpenter, le film Christine a été mis en chantier avant même la parution du roman, selon une formule qui sera par la suite systématiquement appliquée : les producteurs achètent les droits parfois sur l'annonce du seul titre, persuadés qu'il s'agira de toute façon d'un best-seller et considérant la simple présence du nom de King sur une affiche comme un argument de vente suffisant. Quelques temps plus tôt, Carpenter avait été sollicité par Dino De Laurentiis pour l'adaptation d'un autre roman, Firestarter, mais producteur et réalisateur ne s'étaient pas entendus sur le budget et Mark Lester s'acquitta finalement de la tâche. Carpenter fut alors "récupéré" par Richard Kobritz pour son propre projet sous l'égide de la Columbia. À ses côtés on retrouve Larry Franco, collaborateur privilégié du cinéaste puisqu'il a non seulement produit quasiment tous ses films depuis Elvis (1979) mais aussi régulièrement assuré la fonction de premier assistant voire de réalisateur de seconde équipe sur ses plateaux. Le scénario est confié à Bill Phillips, qui avait travaillé avec Carpenter à l'adaptation avortée de Firestarter.
À cette date, le réalisateur est dans une période particulièrement difficile : son précédent film, The Thing, œuvre jusqu'au-boutiste qui constitue le sommet de sa carrière, a été un désastre tant critique que public. Ce travail de commande lui apparaît donc comme une aubaine qu'il serait absurde de rejeter. Il est temps pour lui de faire profil bas, d'autant plus contraint que le film doit sortir dans la foulée du roman afin de bénéficier de ses retombées publicitaires. Dans ces conditions, on ne s'étonnera pas que Christine soit un titre relativement peu commenté de sa filmographie, considéré comme une œuvre de commande donc forcément impersonnelle, forcément mineure. Or il s'agit d'un de ses films les plus attachants.
http://www.dvdclassik.com/critique/christine-carpenter

Carlotta Films propose aux cinéphiles leur coffret ultime #13, la nouvelle restauration limitée et numérotée à 3000 exemplaires de "Christine" réalisé par John Carpenter. Ce coffret exclusif comprend le 4K UHD, le Blu-Ray, le DVD ainsi qu’un livre de 200 pages sur ce classique du film d’horreur de 1983.