Par dyloke
The majestics
Ex-Spielberg boy du temps d'Amblin passé avec efficacité à la réalisation – La Ligne verte, Les Évadés, tous deux d'après Stephen King – Franck Darabont lorgne cette fois-ci très fort du côté de Franck Capra. Double reconstitution d'un Hollywood en proie à la chasse aux sorcières et d'une Amérique provinciale et idyllique, The Majestic est un film délicieusement suranné. Voitures rétro, premiers juke-boxes, cinoches du samedi soir, le film reprend tous les archétypes qui ont fait les beaux jours du cinéma américain des fifties. Jusqu'à la figure de James Stewart, auquel Jim Carrey fait irrésistiblement songer : en jeune scénariste chassé d'Hollywood subitement frappé d'amnésie, indécrottablement optimiste et volontairement idéaliste, il évoque tour à tour Mr. Smith au Sénat et La vie est belle. Certes, on pourra trouver le scénario confus, la réalisation complaisante parce que plus attirée par les décors que par l'intrigue, le discours prêchi-prêcha laborieux. Reste un Jim Carrey une fois de plus remarquable, dans le droit fil de The Truman Show, et le plaisir de voir un réalisateur comme Franck Darabont, pur produit du système hollywoodien contemporain, s'aventurer sur des chemins de traverse plus intimes et personnels.
Fiche technique
Hollywood, 1951. Un jeune scénariste à succès, Peter Appleton, devient la cible de la Commission des activités anti-américaines pour avoir participé dans sa jeunesse à un meeting communiste. Effondré, Appleton s'enivre et fonce au volant de sa voiture droit devant lui. Soudain, c'est l'accident. Le lendemain, un vieil homme le découvre, amnésique, et reconnaît en lui son fils Luke, héros de la Seconde Guerre mondiale porté disparu. Au fil des jours, il s'intègre à la communauté, noue une idylle avec Adèle et aide à rouvrir le Majestic, le cinéma du village.



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