• rock n roll 1949

    1949,. Le rock existait donc, mais on n’en parlait pas. Pourtant, les stéréotypes, les anatoles, les phrases musicales, les codas, les paroles même, tout est là. Avec deux versants, un versant blanc qui prend racine dans la country, un versant noir, qui, lui, puise ses racines dans le blues et le rhythm n’ blues : "All She Wants To Do Is Rock" par Wynonie Harris (dans lequel on trouve même que "She Rocks With The Clock", rime oblige), "Rock Awhile" par Goree Carter, "Rock Cola" par Joe Lutcher, "I’m Gonna Rock" par Ralph Willis, ou "Rocking At Home" par Flyod Dixon. Certains vont faire parler d’eux, par exemple Fats Domino ("The Fat Man""Hey Là-Bas Boogie"), Champion Jack Dupree ("Rub A Little Boogie"), Louis Jordan ("Saturday Night Fish Fry"), Big Joe Turner ("When The Rooster Crows") ou B. B. King ("Take A Swing With Me"). On aura même la surprise de découvrir dans l’orchestre de ce dernier les deux Phineas Newborn, le sénior à la batterie et le junior au piano. On a sur la plupart de ces rocks protohistoriques, le piano rock issu du boogie ("Waking Up Baby" par Ray Milton), le saxophone à la Bill Haley qui en rajoute dans les effets ("Let’s Have Some Fun" par Jesse Thomas), les musiciens qui répondent en chœur au chanteur soit par la voix ("Rag Mop", par Johnnie Lee Wills ou encore "Ain’t Get No Grindin’" par Moon Mullican) ou par leurs instruments ("Ain’t Gonna Do It" par Dave Bartholomew, le découvreur de Fats Domino). Les archétypes du rock classique sont en place, les breaks de la musique pour laisser le chanteur ("Two Many Women" par Jerry Irby) ou bien le solo obligé de guitare ("Bingo Boogie" par Tommy Mooney). Les deux versants, country et rhythm n’blues, apportent chacun leurs caractéristiques. Aussi, sur le versant country on a la voix qui joue les effets mâles, un peu comme le faisait Presley ("Riders In The Sky") par les Sons Of The Pioneers ou les effets "guitare hawaiienne" très à la mode à l’époque ("Can’t Live Without You" par Don McCord). Sur ce versant, on retrouve les instruments de musique de typiques de la country : le fiddle ("Smokey Mountain Boogie" par Tennessee Ernie Ford ou "We’re Gonna Go Fishin’ " par Ole Rasmussen), mais aussi le cruchon et les cuillères ("Jug Band Boogie" par Louis Innis). Parmi ses gloires, l’ancêtre du rockabilly : Ramblin’ Tommy Scott ("Gonna Paint The Town Red"). Sur le versant rhythm n’blues la scansion particulière des Noirs-Américains tellement expressive et swinguante ("Butcher Pete" par Roy Brown, ou encore "Little Red Hen" par Johnny Otis. Ou encore ce sosie de Little Richard avant la lettre, "Smilin’ " Smokey Lynn, ("Run Mister Rabbit"). Outre les grands bluesmen ci-dessus cités le père officiel du rock and roll – puisque c’est avec l’une de ses chansons qu’Elvis Presley débuta – le fameux, mais oublié Arthur "Big Boy" Crudup ("Shout Sister Shout

     

     

     

     

     

    « L’année ou naît dans le magazine Bilboard, le 25 juin 1949, le Top 40 avec le qualificatif "Rhytm & Blues" en remplacement de Harlem Hit Parade. En principe, musique faite pour des noirs par des noirs, mais blancs et noirs s’y mêleront sans unité stylistique, mêlant le Blues, la Country, le Western, le Swing, le Jazz bien entendu où domine la voix douce ou criarde, le saxophone ténor hurleur et la guitare 

     

     

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