ROBERT MITCHUM /

De tous les grands acteurs qui ont eu leur histoires vraiment demarrer dans les annees 50 ,MITCHUM lui c est la legende qui va vraiment prendre son chemin dans les fifties.
ACTEURS OH COMBIEN ANTI CONFORMISTE -AIMANT LES EXCES MAIS QUE DIABLE -TRES BON DANS TOUS LES REGISTRES FLAMBOYANT DANS LES STYLES QUI ME SONT TRES CHERS -CINEMA BIEN SUR -WESTERN FILM POLICIER ET DE GUERRE.
La démarche flegmatique, un corp athlétique, la voix rauque, il a été l'une des superstars des plus importantes des années 50 et 60. 50 ans de carrière autour de scandales...Sa réputation de "bad boy" n'a jamais altéré sa réussite.
Mitchum c'était un caractère. Arrêté pour détention de majijuana, choquant toute l'Amérique à Cannes en jouant avec les seins d'une starlette, il relativisait beaucoup son métier, et méprisait ouvertement ses réalisateurs et généralement toute autorité...
Il avait cette sincérité qui rendait l'homme sympathique, malgré sa nonchalence brutale apparente. Il a joué dans tout, montrant ainsi l'étendue de son talent: comédies (Laurel & Hardy en 44), westerns (John Wayne et lui dans El Dorado), drames de guerre, ou drames romantiques pour ne pas dire passionnels (avec Marilyn dans La Rivière sans retour)...
Ses performances étaient même parfois exceptionnelles; "Envoyez moi Mitchum, il sait tout faire" était une blague hollywoodienne. A quoi il y répondait: "Je me fous de ce que je joue. Je jouerai n'importe quoi: un homo polonais, une femme, un nain, n'importe quoi..." Les producteurs aimaient sa ponctualité. Il était aussi toujours bon dès la première prise.
C'est une comédie musicale (The story of G.I.Joe) qui l'a lancé. Ironiquement sa seule nomination à l'Oscar (en 1945!).
En 1936, il tient de petits rôles dans “The Petrified Forest”, “Remember The Day”, “Rebound” au Long Beach Civic Theatre et écrit des poèmes et des pièces pour enfants.
Il composera même un oratorio et des chansons. Le 15 mars 1940, il épouse son amie d'enfance, Dorothy Spencer dont il aura 3 enfants : Jim né en 1941 (fera ses débuts d'acteur en 1958). Le couple s'installe en Californie.
Le jour, Bob travaille aux usines Lockheed, la nuit il apparaît dans de petites productions théâtrales. Il souffre d'insomnie chronique durant cette période et de troubles de la vue. Renvoyé, il trouve un emploi dans une compagnie d'assurances puis commis voyageur (vend des chaussures).
Chômeur, très déprimé, la chance lui sourit enfin : il rencontre Harry Sherman, producteur de la série ” Hopalong Cassidy”. Affirmant savoir monter à cheval, il tombe 3 fois… mais on change de cheval ! Il est engagé.
Il fait ses débuts au cinéma en 1943 : ” Hopalong Cassidy “, de petits westerns, un film avec Laurel et Hardy “Maîtres De Ballet!”. Pour faire vivre sa petite famille, il tourne sans arrêt.
En 1946, il tourne dans 3 films à la fois ! Il gravit les échelons rapidement. En 1945, son interprétation dans “Les Forçats De La Gloire” lui vaut une nomination pour l'Oscar. En 1944, il avait signé un contrat à long terme avec la RKO.
En 1947, il tient ses 3 premiers rôles importants dans “La Vallée De La Peur”, “Feux Croisés” et “La Griffe Du Passé” film noir qui préfigure ses rôles à venir. Mitchum devient très vite célèbre à Hollywood pour ses bagarres, ses altercations avec la police et son esprit d'indépendance.
Aussi anticonformiste dans la vie que dans ses films, l'homme Mitchum et l'acteur se fondent totalement : querelleur, grand buveur, absence totale de préjugés et libéral déclaré.
A la sortie en 47 d'un film noir, Out of the past, il fut sacré nouvelle vedette masculine des studios. De l'herbe heureuse et 60 jours de prison, on croyait sa carrière achevée. Il enchaîna avec Katharine Hepburn (Undercurrent). Sa réputation de dur était à son plus haut, lorsqu'il commença le tournage de La Nuit du chasseur, unique oeuvre (en noir et blanc) de Charles Laughton où il joue un prêtre...Un film culte, un rôle complexe, une image mémorable (Love et Hate sur ses 8 doigts). A faire peur aux enfants. Mais Mitchum y est sublîme, chevalier avec tête, diable sans la queue, il hante cette oeuvre onirique qui défie l'innocence.
Il continuera l'exploration du monde psychopathe avec Cape Fear (qui sera remaké par Scorcese, et où il fait un second-rôle en forme de clin d'oeil). Tout son art tenait dans ce colosse qui semblait pouvoir bouger avec une grâce infinie.
Mitchum sera le partenaire des plus grands, commme Lee Marvin, Ava Gardner, Rita Hayworth, Shirley McLaine, Doris Day, Deborah Kerr et Jane Russell. Il travaille avec Howard Hawks, Otto Preminger, John Huston (qui le classait dans la catégorie Brando), David Lean, Elia Kazan... Mais comme pour ajouter une dose d'excentricité, il composa avec Orson Welles un oratorio pour le Hollywood Bowl.
En 1952, 3 films lui permettent d'approfondir son personnage : le “héros mitchumien” se définit clairement : “Macao” avec Jane Russell, “Les Indomptables” et “Un Si Doux Visage”.
En 1955, son contrat avec la RKO prend fin, il est enfin libre, contrôle davantage ce qu'il tourne : “Rivière Sans Retour” avec Marilyn Monroe, “La Nuit Du Chasseur” de Laughton, l'un de ses meilleurs rôles. En l955, il crée sa propre maison de production : les DRM Productions. Les années 1955-1957 sont une période clé : “Bandido Caballero” est typique de l'humour désinvolte et destructeur du “gros Bob” et le film “Dieul Seul Le Sait” de John Huston avec Deborah Kerr en bonne soeur et lui en truand en liberté est applaudit pas les critiques et le public.
En 1958, son film le plus personnel : “Thunder Road”, dont il est le producteur et l'auteur de l'histoire originale. C'est le portrait d'un aventurier solitaire et désabusé et cynique. En 1959, il produit “L'Aventurier Du Rio Grande” de son ami Robert Parrish qui fixe une fois pour toutes son personnage : Mitchum est le dernier individualiste de cinéma américain. Le mythe commence.
En 1960, il tient sans doute l'un de ses plus beaux rôles dans “Celui Par Qui Le Scandale Arrive”. Il a 43 ans, c'est son 61ème film. Alternant alors les comédies, les films de guerre et les westerns, où il manifeste toujours le même humour, la même nonchalance et décontraction.
Il fait une incursion dans l'univers étrange de Losey avec “Cérémonie Secrète” et s'intègre à celui de David Lean pour “La Fille De Ryan”. Mitchum vieillit mais ne s'assagit pas ! Pourtant il semblait se désintéresser de son métier. Pudique, ce buveur, cet homme à femmes? A Larry King (CNN), il définissait son métier tel que: "Ce n'est pas un job très dur. Vous lisez un script. Si vous aimez le rôle et que pour l'argent c'est OK, vous le faîtes. Après vous avez à vous souvenir de votre texte. Vous le dîtes quand c'est le moment. Vous faîtes ce que le réalisateur vous dit de faire. Quand c'est fini, vous vous reposez jusqu'à la prochaîne scène."
Il tourne beaucoup, touche à tous les registres et rencontre parfois des rôles remarquables, parmi lesquels: le Caporal Allison troublé par la nonne Deborah Kerr dans «Dieu seul le sait» (1957) de John Huston, le patriarche Hunnicutt dans «Celui par qui le scandale arrive» (1960) de Vincente Minnelli, le Révérant douteux Jonathan Rudd dans «Cinq cartes à abattre» (1968) de Henry Hathaway, le démoniaque Max Cady dans «Les nerfs à vif» (1961) de Jack Lee Thompson et le tueur fatigué Harry Kilmer dans «Yakuza» (1974) de Sydney Pollack.
Acteur inclassable et légendaire, Robert Mitchum meurt le 1er juillet 1997, à Santa Barbara (Californie), emporté par un cancer du poumon. Son corps repose à Kent County, dans le Delaware.
MERCI A LUI POUR TOUS CES SUPERS MOMENTS DE CINEMA IL A ETE REJOINDRE MES IDOLES -WAYNE-MONROE-DEAN ETC ETC
filmographie
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1942 |
Hoppy serves a writ – de George Archainbaud avec George Reeves |
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1943 |
Border patrol – de Lesley Selander avec William Boyd |
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1944 |
Surprise party ( Johnny doesn’t live here any more / and so they were married ) de Joe May avec Simone Simon |
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1945 |
À l’Ouest de Pecos ( West of the Pecos ) de Edward Killy avec Barbara Hale |
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1946 |
Amoureuse ( till the end of time ) de Edward Dmytryk avec Guy Madison |
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1947 |
La vallée de la peur ( pursued ) de Raoul Walsh avec Teresa Wright |
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1948 |
La femme vendue ( Rachel and the stranger ) de Norman Foster avec Loretta Young |
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1949 |
Le poney rouge ( the red pony ) de Lewis Milestone avec Louis Calhern |
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1950 |
Voyage sans retour ( where danger lives / white rose for Julie ) de John Farrow avec Faith Domergue |
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1951 |
Racket ( the racket ) de John Cromwell avec Lizabeth Scott |
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1952 |
Le paradis des mauvais garçons ( Macao ) de Josef von Sternberg avec Gloria Grahame |
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1953 |
La sorcière blanche ( white witch doctor ) de Henry Hathaway avec Timothy Carey |
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1954 |
Belle mais dangereuse ( she couldn’t say no / beautiful but dangerous / she had to say yes ) de Lloyd Bacon avec Jean Simmons |
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1955 |
Pour que vivent les hommes ( not as a stranger ) de Stanley Kramer avec Olivia de Havilland |
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1956 |
L’énigmatique monsieur D ( foreign intrigue ) de Sheldon Reynolds avec Geneviève Page |
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1957 |
Dieu seul le sait / La chair et l’esprit ( heaven knows, Mr. Allison ) de John Huston avec Deborah Kerr |
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1958 |
La route de la fraude ( thunder road ) de Arthur Ripley avec Sandra Knight |
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1959 |
Trahison à Athènes ( the angry hills ) de Robert Aldrich avec Gia Scala |
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1960 |
Celui par qui le scandale arrive ( home from the hill ) de Vincente Minnelli avec Eleanor Parker |
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1961 |
Le jour le plus long ( the longest day ) de Bernhard Wicki, Ken Annakin, Andrew Marton & Gerd Oswald avec Richard Burton |
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1962 |
Deux sur la balançoire ( two for the seesaw ) de Robert Wise avec Shirley MacLaine |
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1963 |
Le dernier de la liste ( the list of Adrian Messenger ) de John Huston avec George C. Scott |
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1964 |
L’affaire Winston / Entre deux feux ( man in the middle / the Winston affair ) de Guy Hamilton avec France Nuyen |
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1965 |
L’aventurier du Kenya ( Mister Moses ) de Ronald Neame avec Carroll Baker |
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1967 |
La route de l’Ouest ( the way West ) de Andrew V. McLaglen avec Kirk Douglas |
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1968 |
Pancho Villa ( Villa rides ) de Buzz Kulik avec Yul Brynner |
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1969 |
La vengeance du shérif ( Young Billy Young ) de Burt Kennedy avec Angie Dickinson |
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1970 |
La fille de Ryan ( Ryan’s daughter ) de David Lean avec Sarah Miles |
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1971 |
L’affrontement ( going home ) de Herbert B. Leonard avec Brenda Vaccaro |
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1972 |
La colère de dieu ( the wrath of god ) de Ralph Nelson avec Rita Hayworth |
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1973 |
Les copains d’Eddie Coyle / Les amis d’Eddie Coyle ( the friends of Eddie Coyle ) de Peter Yates avec Peter Boyle |
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1974 |
Yakuza ( the Yakuza / brotherhood of the Yakuza ) de Sydney Pollack avec Brian Keith |
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1975 |
Adieu ma jolie ( farewell, my lovely ) de Dick Richards avec Charlotte Rampling |
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1976 |
La bataille de Midway ( Midway / the battle of Midway ) de Jack Smight avec Charlton Heston |
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1977 |
Tueries à Amsterdam / De la neige sur les tulipes… ( the Amsterdam kill ) de Robert Clouse avec Richard Egan |
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1978 |
C’est dans la poche ! ( Matilda ) de Daniel Mann avec Elliott Gould |
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1979 |
La percée d’Avranches ( breakthrough / Steiner: Das eiserne kreuz, 2.Teil / Sergeant Steiner ) de Andrew V. McLaglen avec Rod Steiger |
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1980 |
Nightkill / Night kill – de Ted Post avec Jaclyn Smith |
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1982 |
La saison des champions ( that championship season ) de Jason Miller avec Bruce Dern |
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1983 |
Maria’s lovers – de Andrei Kontchalovski avec Nastassja Kinski |
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1984 |
The ambassador / Pacemaker – de Jack Lee Thompson avec Rock Hudson |
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1987 |
DO Remembering Marilyn – de Andrew Solt avec Lee Remick |
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1988 |
Mr. North – de Danny Huston avec Lauren Bacall |
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1989 |
Présumé dangereux ( believed violent ) de Georges Lautner avec Marie Laforêt |
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1990 |
CM Waiting for the wind – de Don Schroeder avec Rhonda Fleming |
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1991 |
Les nerfs à vif ( Cape Fear ) de Martin Scorsese avec Jessica Lange |
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1992 |
Woman on desire – de Robert Ginty avec Bo Derek |
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1993 |
Tombstone – de George Pan Cosmatos avec Kurt Russell |
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1994 |
Dead man ( Jim Jarmusch’s dead man ) de Jim Jarmusch avec Johnny Depp |
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1995 |
DO Wild Bill : Hollywood maverick – de Todd Robinson avec Jane Wyman |
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1996 |
James Dean : Race with destiny / James Dean : Live fast die young – de Mardi Rustam avec Casper Van Dien |
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AUTRES PRIX : |
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A ses débuts, pour réussir ses castings, Robert Mitchum n'hésite pas à mentir et à prétendre qu'il sait monter à cheval. Résultat : sur le tournage de la série 'Hopalong Cassidy', il tombe trois fois...
Robert Mitchum aura contribué à donner un certain goût du scandale dans un Hollywood aseptisé.













