• reflexion rockabilly wanda jackson

    LE MONDE S EST INTERESSE A WANDA JACKSON . UN ARTICLE HONORABLE SANS ETRE VRAIMENT GENIAL . DES petites ERREURS D HISTOIRE  , pour un canard comme le monde mince , faut bosser quoi un minimum , ne boudant pas notre plaisir ....je le dis merci a eux du respect lorqu on respecte les VRAIS DAMES DE L HISTOIRE DE LA MUSIQUE ....

     

    La petite grand-mère que l'on rencontre à Paris semble plus disposée au thé dansant qu'à une orgie rock'n'roll. Mise en plis bouffante, bagues, boucles d'oreilles qui brillent. Wanda Jackson, 73 ans, est pourtant une pionnière, intronisée "reine du rockabilly" dans la seconde moitié des années 1950. Elle publie un nouveau disque, The Party Ain't Over - clin d'œil à l'un des vieux succès, Let's Have a Party (1959) - qui fait rugir d'anciennes frénésies.

     

     

     

    D'une élégance désuète, l'Américaine nous accueille avec une infinie gentillesse en dépit d'une gorge irritée par les interviews. Sa carrière est relancée par Jack White, figure du garage-rock des années 2000 qui vient de mettre fin aux White Stripes, le duo blues punk qui l'a rendu célèbre.

     

    Après avoir produit, en 2004, l'album Van Lear Rose de la septuagénaire Loretta Lynn, première femme de la country à avoir pris son destin en main, le chanteur et guitariste prouve à nouveau sa passion pour les racines de la musique américaine et ses mamies sauvages. Originaire de Detroit, il a installé un studio à Nash-ville, capitale de la country et créé un label voué à la célébration de l'énergie primitive des musiques populaires, Third Man Records.

     

    "Mon entourage a approché Jack White pour lui demander de participer à l'album de duos Wanda & Friends, raconte Miss Jackson. Il n'était pas intéressé mais a dit qu'il aimerait enregistrer dans son studio un single avec moi et peut-être plus." Aux manettes et à la guitare de The Party Ain't Over, Jack White a cherché à retrouver les facettes les plus sauvages d'une chanteuse devenue célèbre pour la rudesse de grognements contrastant avec son joli minois.

     

    Gorgé de tension électrique et de cuivres explosifs, cet album constitué de vieux classiques (Rip It Up, Shakin' All Over) et d'adaptations à l'ancienne de titres plus modernes (You Know I'm No Good, d'Amy Winehouse), a tendance à emmener Wanda Jackson là où elle n'est plus en âge d'aller.

     

    Mais il a le mérite de rappeler que cette dame a montré le chemin aux autres filles du rock, de Janis Joplin à Joan Jett, de Patti Smith à PJ Harvey.

     

    "Jack me rappelle souvent Elvis, confie Wanda Jackson. Comme lui il a du charisme et aime réfléchir à la musique." Impossible de discuter avec elle sans évoquer le King. Ancien petit ami et mentor, Elvis Presley demeure un tendre souvenir. "Avec lui, j'ai vécu en direct l'explosion du rock'n'roll, explique-t-elle. C'est lui qui m'a poussée à chanter cette musique en me disant : "Les gamins aiment ça, ce sont eux qui achètent des disques aujourd'hui, pas les adultes"."

     

    Jusque-là, la gamine ne s'était consacrée qu'à la musique country, si populaire dans son Oklahoma natal. Fille d'un musicien de western swing, elle avait grandi et appris très jeune son métier de chanteuse-guitariste au son des ballades d'Hank Williams et de Jimmie Rodgers. "J'ai commencé en chantant avec un chapeau et des bottes de cow-boy, s'amuse-t-elle, puis vers 15-16 ans, j'ai commencé à vouloir porter des robes mettant mieux mes atouts en valeur. J'adorais Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor..."

     

    Avec ses talons hauts et ses flamboyantes robes à franges, la gironde brunette finit par partager l'affiche des tournées d'Elvis Presley, en 1955 et 1956. Les débuts d'une histoire de coeur. " Mon père m'accompagnait et veillait sur moi. Mais Elvis était un tel gentleman, qu'il nous a laissés sortir ensemble. Nous restions très sages. Je portais sa bague autour du cou, nous allions parfois au cinéma. Mais il habitait le Tennessee et moi l'Oklahoma. C'était compliqué d'avoir une vraie relation, même s'il me téléphonait souvent."

     

    Poussée par Presley, la jeunette country, que Bob Dylan surnomme "la bombe atomique à rouge à lèvres", se met au rock'n'roll. Son chant rageur la fera respecter du club exclusivement masculin des pionniers du genre. La version de Let's Have a Party enregistrée par Presley paraît d'ailleurs bien gentillette en comparaison de celle de sa petite amie.

     

    Le succès se fait pourtant attendre. "Des artistes comme Little Richard, Jerry Lee Lewis ou Elvis Presley faisaient scandale, insiste la chanteuse. Imaginez ce que les responsables des radios pensaient d'une adolescente chantant cette musique ! Ils ne passaient pas mes disques, ils craignaient que je corrompe leurs filles."

     

    Son premier véritable hit, Wanda Jackson l'obtiendra d'ailleurs au Japon avec l'irrésistible Fujiyama Mama, qui est classé numéro 1 des ventes en 1957. Et ce n'est qu'en 1960, quatre ans après son enregistrement, que Let's Have a Party obtient le succès. Puis, alors que les Beatles et leurs disciples envoient à la retraite nombre des pionniers du rock'n'roll, la demoiselle retourne à son répertoire country et récolte quelques hits (Right or Wrong, A Woman Lives For Love), avant de connaître une révélation mystique qui la plonge dans le gospel à partir de 1971.

     

    En 1985, l'appel d'un fan suédois lui proposant d'enregistrer et de tourner lui redonne envie de se frotter à la musique profane. "Dieu ne m'a jamais empêchée de chanter du rock, sourit la dame, il voulait juste être présent dans ma vie." Wanda Jackson n'a, depuis, cessé de sillonner ce circuit du revival rockabilly, se découvrant de nouveaux fans. "Je passe les meilleurs moments de ma vie", affirme aujourd'hui la tornade de l'Oklahoma.

     


     

     

     

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