• Memphis Beat

    Memphis Beat

    Tournée à La Nouvelle-Orléans par Smokehouse Pictures en collaboration avec Warner Horizon Television. Producteurs exécutifs: George Clooney, Grant Heslov, Liz W. Garcia, Joshua Harto, John Fortenberry, Scott Kaufer. Réalisateur: Clark Johnson. scénaristes: Garcia, Harto.

    Casting: Dwight Hendricks (Jason Lee), Lieutenant Tanya Rice (Alfre Woodard), Davey Sutton (DJ Qualls), Paula Ann Hendricks (Celia Weston), Charlie “Whitehead” White (Sam Hennings), Reginald Greenback (Leonard Earl Howze), Sergent JC Lightfoot (Abraham Benrubi)

    C’est une des tendances fortes de cette saison : l’Amérique profonde. Après The Middle, dans l’Indiana, Justified, dans le Kentucky, et Treme à la Nouvelle-Orléans (au passage, trois des meilleures nouveautés de l’année), nous voici transportés à Memphis, Tennessee. Lancée mardi dernier sur TNT (The Closer, Raising the bar), Memphis Beat suit les enquêtes de Dwight Hendricks (Jason Lee, Earl sans sa moustache), flic instinctif, borné mais doué, qui passe ses soirées à chanter du Elvis dans un bar.

    Comme Justified, Memphis Beat cherche à casser les codes du polar télé, à dépasser une structure souvent trop carrée, en optant pour un faux rythme. Une nonchalance en parfaite adéquation avec la moiteur et la vie plus lente des « petites » villes. Ici, pas d’ADN, pas d’enquêtes violentes : cette série, produite par George Clooney, propose plutôt une errance entre les indices, jalonnée de scènes humoristiques et de tranches de vie du héros – on fait notamment connaissance avec sa mère et avec l’ensemble de ses collègues, des types un peu bizarres, pas forcément brillants, mais sympas.

    Parfaitement huilée dans Justified, la mécanique cool grince quelque peu ici. A trop vouloir soigner son identité, à trop parler de Memphis, d’Elvis, du blues, Memphis Beat sonne faux. Certes les décors sont beaux, les personnages secondaires, même caricaturaux – notamment un duo de bluesmen aveugles – sont réussis, et la bande-son (pour laquelle officie le bluesman Keb’ Moest), une merveille. Mais l'indolence de la narration nous fait régulièrement frôler l’ennui. Il nous faudra sans doute un temps pour oublier que Jason Lee n'est plus Earl et s'habituer au tempo de Memphis.

    http://elpresse.musicblog.fr/1380204/memphis-beat/

     

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