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    les dix commandements : the ten commandments

     

     

    Les Dix Commandements (The Ten Commandments) est un film américain sorti en 1956, réalisé par Cecil B. DeMille et avec Charlton Heston dans le rôle principal du prophète biblique Moïse. Le réalisateur en avait réalisé une première version en 1923.

      Bien entendu, vous ne l’appellerez pas Les Dix Commandements ? » fut la première question des producteurs à DeMille lorsqu’il leur fit part de son intention de tourner un remake de son propre film, plus de trente ans après la première version. Selon le cinéaste, l’expérience de la seconde guerre mondiale, l’émergence du totalitarisme, du fascisme et du communisme avaient donné au projet de remake un caractère d’urgence : rappeler au plus grand nombre que le message biblique est le fondement de la liberté humaine.

    Lorsqu’il entreprend le film, DeMille est sans doute l’homme à qui Hollywood doit le plus. Tandis que Griffith est mort ruiné et que Chaplin a dû s’exiler, lui est à la tête d’un véritable empire financier. Sa filmographie compte 60 titres couronnés par 28 Oscars, et il a reçu plus de décorations que la poitrine d’un homme ne peut en supporter. Pas étonnant, dans ces conditions, que la Paramount lui ait laissé carte blanche. Fidèle à son habitude, DeMille en profitera pour dépasser allègrement le budget initial de 8 millions de dollars, flirtant, à l’arrivée, avec une ardoise de 14 millions. La seule écriture du scénario est déjà une épopée. Elle s’étalera sur trois ans, mobilisant un commando d’éminents égyptologues et de révérends pères spécialistes en Ancien Testament. Mais comment pallier les trente années de silence de la Bible sur la vie de Moïse ? Pour le cinéaste, pas question de s’avouer vaincu. « Le devoir de tout historien, déclara DeMille, est de donner un récit exact des faits connus et prouvés. Le devoir de tout dramaturge est de remplir les lacunes entre les faits. » Suivant à la lettre ce commandement inédit, les scénaristes firent feu de tout bois, épluchant les auteurs anciens (Philon, Flavius Josèphe et Eusèbe), piochant dans les légendes du peuple juif et même dans les récits d’historiens modernes. Pendant ce temps, chaque corps de métier s’activait à sa tâche. John Fulton réfléchissait calmement à la meilleure façon de partager à nouveau en deux la mer Rouge, LeRoy Prinz se lançait dans un examen sourcilleux des peintures et bas-reliefs de la vallée du Nil afin de composer une chorégraphie authentique, et Elmer Bernstein préparait sa partition musicale.Quant à DeMille, il mitonnait un casting digne des plus prestigieuses superproductions hollywoodiennes. Le choix de Charlton Heston pour incarner Moïse s’imposa dès l’origine comme une évidence. Évidence confortée par la ressemblance physique du comédien avec la statue de Moïse par Michel-Ange. Lors d’une représentation théâtrale du Roi et moi à Broadway, le cinéaste découvrit Yul Brynner, qu’il engagea aussitôt pour interpréter Ramsès. Yvonne De Carlo se vit confier le rôle de Sephora, la femme de Moïse, en raison de la force émotionnelle que DeMille l’avait vue déployer dans une scène de The Yellow Rose of Texas (Joseph Kane, 1944). Contrairement à ce qui s’était passé en 1923, DeMille eut cette fois l’opportunité d’aller tourner trois mois durant sur les lieux mêmes de l’action, en Égypte. Dans son ensemble, le film bénéficia d’ailleurs de moyens plus colossaux encore que la première version. La comptabilité de l’événement suffit à donner le vertige : 30 000 figurants, 5 000 chars, 8 000 chevaux, 160 acteurs, 6 kilomètres de pellicule impressionnée, 7 mois de tournage, etc. DeMille était alors âgé de 78 ans et n’avait pas la forme physique nécessaire pour bivouaquer dans le désert égyptien ou escalader des montagnes. Le cinéaste fut frappé d’une crise cardiaque en plein tournage… mais revint sur le plateau dès le lendemain !
    De son côté, Édith Head et son équipe dessinaient les costumes de chacun des personnages principaux. Les archives de la Cinémathèque française conservent une dizaine de ces dessins. Signés B. Krinton et Dorothy Jeakins, ils mélangent plusieurs techniques (gouache, aquarelle, mine de graphite, crayon de couleur) et concernent notamment les personnages de Lilia (Debra Paget) et Bithiah (Nina Foch). Contre toute attente, ce déluge de moyens va de pair avec un choix de mise en scène volontairement archaïque, un espace résolument réduit à deux dimensions. Faut-il s’en émouvoir ? Pas vraiment, selon Michel Mourlet. « Pourquoi DeMille se fût-il soucié de l’espace ? écrit-il. Un homme et une femme déshabillés à l’antique, des palmes balancées, une passion simple lui suffiraient pour établir dans l’ordre des gestes un équivalent des fresques égyptiennes, d’où la perspective est absente, non le coeur. » Les Dix Commandements version 1956 fut précédé d’un court prologue de deux minutes environ dans lequel Cecil B. DeMille présentait son film au public, devant un rideau de scène. « Notre intention ne fut pas d’imaginer une histoire, mais de rester fidèle à l’histoire divinement inspirée d’il y a trois mille ans », affirmait-il, donnant ainsi une dimension « scientifique » à une oeuvre de divertissement. Dès sa sortie en salles, en octobre 1956, le film connut, à travers le monde, un succès prodigieux, à la mesure des ambitions du cinéaste. Quelques critiques ne se privèrent pourtant pas de dénoncer l’aspect démesuré du film. « C’est comme une choriste qui mesurerait deux mètres quarante, c’est trop grand et trop tape-à-l’oeil », écrivit ainsi le critique du Time. Des recettes colossales engrangées par le film, DeMille ne toucha pas un dollar. « Je les délègue à tout jamais à un fonds destiné à subventionner des oeuvres charitables, religieuses et éducatives, dont je ne serai même pas l’un des administrateurs », déclara le cinéaste. Oeuvre testamentaire s’il en est, Les Dix Commandements fut sa dernière réalisation avant sa disparition en 1959. Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandementsBlog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements Blog de elpresse : ELVIS ET LE ROCKABILLY, les dix commandements

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