D.S
PRESENTATION :
Présentée en 1955, la DS, remplacante de la Traction, est une véritable révolution dans le monde automobile de l'époque (tant en France, qu'à l'étranger). En effet, cette dernière est révolutionnaire tant sur le point esthétique que mécanique. Construite jusqu'en 1975 à plus d'un million trois cents milles exemplaires, la DS est une voiture de luxe utilisée par les gouvernants, la bourgeoisie et même la police qui apprécie particulièrement ses performances. Car la DS cumule nombre d'avantages, confort, tenue de route, performances, ligne indémodable (elle représente encore aujourd'hui la France dans tous les pays, elle est exposée au musée d'art contemporain de New York)... Les performances exceptionnelles pour l'époque de ce véhicule, feront qu'elle sera engagée en compétition dans de nombreux rallyes tant par l'usine que par des amateurs. L'usine étudiera d'ailleurs des versions dérivées, plus courtes, qui serviront en courses, et qui préfigureront la SM.
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La DS, et sa déclinaison simplifiée l'ID, fut commercialisée par Citroën entre 1955 et 1975, tout d'abord en berline puis en break et cabriolet.
Dessinée par le designer italien Flaminio Bertoni, en collaboration avec André Lefebvre, un ingénieur issu de l'aéronautique, cette automobile était révolutionnaire par bien des aspects. A l'origine, son long capot est prévu pour accueillir un moteur 6 cylindres, mais tant le 6 cylindres en ligne de la 15 que celui à plat ne purent être adoptés, faute de surpondération. Son nom de code était "VGD" Véhicule à Grande Diffusion et fut la "bombe" du salon de l'automobile en 1955. Une ligne pure extrêmement audacieuse et un confort intérieur inoubliable grâce à sa suspension hydro-pneumatique spécifique à la marque, mais surtout de nombreuses innovations technologiques, qui en font une véritable ovni dans le monde de l'automobile de son époque : direction assistée, boîte de vitesses semi-automatique, freins à disque, et à partir des années 1968-1969 phares pivotants et introduction massive de l'électronique.
La DS est vite adoptée par les cadres supérieurs et les notables, puis par les stars et les élus de la République, jusqu'au Général de Gaulle qui en fait la voiture officielle de la présidence.
L'équipage Paul Coltelloni (pilote) - Desroziers - Alexandre remporta le rallye de Monte-Carlo au volant d'une ID 19 en 1959, puis en 1966 ce fut au tour de Pauli Toivonen, déjà second en 1963, d'inscrire son nom au palmarès de l'épreuve.
Durant toute sa carrière sportive, les ID et DS remportèrent de nombreux autres rallyes ou courses routières, comme le Tour de Corse en 1961 (équipage Trautmann-Ogier), le Liège-Sofia-Liège en 1961 (équipage Bianchi-Harris), en 1968 troisième au marathon Londres-Sydney, le Rallye du Maroc en 1969 (Neyret-Terramorsi sur un proto DS21)...
La valeur la plus élevée jusqu'ici enregistrée pour une DS était de 176 250 € pour une DS 23 IE 'Decapotable' (peinture argentée, cuir rouge, seulement 100.000 km) de Henri Chapron, vendue à Retromobile chez Christie en février 2006.
Le 9 octobre 2005, lors du cinquantième anniversaire de son lancement, un convoi de 1 600 DS à circulé dans Paris
Le museau est effilé, porte une fine calandre chromée, les clignotants arrière se donnent des airs de tuyères de réacteur, l'échappement est en queue de carpe les deux premières années, carénage total sous la voiture, de l'équipement (volant à une seule branche, tableau de bord futuriste, le « champignon », pédale-bouton, en guise de pédale de frein, freins à disque de série, etc.).
Même les détails secondaires sont étonnants : fixation de roues par un simple écrou central (jusqu'en 1966), roue de secours placée à l'extrême avant de la voiture devant le radiateur, allumage sans distributeur (à l'instar de la 2CV par exemple), voie arrière plus étroite, pneus avant et arrière de dimensions différentes, démontage nécessaire de l'aile arrière (maintenue par une vis) pour accéder à la roue, levier de vitesses servant de démarreur…
Succédant à la Traction Avant, c'est la première voiture à généraliser les systèmes hydrauliques centralisés, notamment la suspension hydropneumatique (qui permet de faire varier la garde au sol facilitant ainsi le changement des roue, le cric étant remplacé par une béquille réglable) et la direction. Voiture d'ingénieurs, sa construction a nécessité l'invention de nouvelles machines de précision servant à la mesure (pneumatique) des pièces.
Malgré son moteur à arbre à cames latéral, son cambrage au freinage, sa fragilité aux chocs et le fait que les enfants pouvaient être sujet au mal de mer, elle fut la référence des voitures de luxe tout au long des années 60, donnant une grande longueur d'avance à Citroën. Le système de suspension actif étant la seule alternative à la suspension à ressort, Rolls Royce et Mercedes l'adoptèrent pour leurs modèles les plus lourds et donc de plus haut de gamme. Son confort et sa tenue de route exceptionnels pour l'époque, ainsi que le grand espace pour les passagers à l'arrière, en firent immédiatement la voiture présidentielle du général de Gaulle.
Sur le hayon de la DS break qui est à double ouverture, on trouve deux plaques d'immatriculation : l'une verticale et en retrait, et l'autre à plat horizontalement
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La DS, si elle est esthétiquement exceptionnelle, l'est aussi par sa technologie qui a bouleversé les standards automobiles. Que ce soit en matière de suspension, de tenue de route, de freinage, de direction, elle a fait sa révolution.
Elle a aussi, par son niveau de prestations, conduit à démocratiser des équipements jusque-là réservés à quelques véhicules d'exception, telles les assistances de direction et de freinage. Rappelons qu'à cette époque, même les plus prestigieuses voitures européennes n'en disposaient pas. Et si les automobiles d'aujourd'hui sont confortables, freinent bien et tiennent bien la route, c'est en grande partie à la DS qu'elles le doivent. Elle a en effet obligé tous les constructeurs à travailler sans relâche pour amener leurs produits au niveau de prestations de la DS.
De fait, la DS demeura plus d'une dizaine d'années hors d'atteinte. C'est la centrale haute pression, rendue nécessaire par la suspension hydropneumatique, qui est au cour de nombre d'innovations de la DS. Elle fournit sa puissance à la direction assistée, au freinage à disques entrevu à l'époque sur les Jaguar des 24 h du Mans, ou encore à la commande de vitesses avec embrayage automatique, préfigurant la boîte robotisée d'aujourd'hui. La DS a aussi utilisé dans sa construction des matériaux d'avant-garde comme l'aluminium pour son capot et le plastique pour son toit.

| Année | Nom du Rallye | Voiture Gagnante |
|---|---|---|
| 1959 | Citroën DS | |
| 1961 | Citroën DS | |
| 1962 | Citroën DS | |
| 1963 | Citroën DS | |
| 1966 | Citroën DS | |
| 1969 | Citroën DS | |
| 1969 | Citroën DS | |
| 1970 | Citroën DS | |
| 1971 | Citroën SM) | |
| 1974 |
devanture citroen annee 50
http://www.youtube.com/user/citrodude


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