Par dyloke
1952 rock n roll prend forme
Avec Bill Haley, John Lee Hooker, Arthur Smith, Fats Domino, Jimmy Whiterspoon… « Avec l’année 1952, les choses sérieuses commencent à se mettre en place. Bill Haley signe sur Essex et, quelques mois après avoir été élu meilleur yoddler du Texas, enregistre Rock the joint sur lequel Danny Cedrone joue un solo qui sera intégralement repris sur Rock around the clock sur Decca. Big Mama Thornton créé Hound dog sur Duke/Peacock, un titre qui explosera à la face du monde lorsqu’Elvis le reprendra sur RCA et Little Richard commence à faire déraper sa voix et accélérer les rythmes. Sion connait des artistes comme , Hank Penny, Arthur Smith, Moon Mullican, Amos Milbum, Tenesse Ernie Ford, il en apparaît de nouveaux, parfois étonnants, comme Archibald dans le terrible Big eyes ou Jimmy Whiterspoon dans Two little girls, parfois évidents et attendus comme Ella Mae Morse dans le formidable Oakie Boogie avec le merveilleux mélange des cuivres et des guitares de Jimmy Bryant et Speedy West. Rose Maddox et ses frères sont aussi les bienvenus mais le titre donné ici n’est pas No help wanted mais Four big Brothers (tout y est annoncé : contrebasse élastique, rythmique à la guitare rythmique, solo à la guitare électrique et paroles juvéniles). Quant à Bull Moose Jackson, son disque de dix pouces est un vrai bonheur. D’autres manquent à l’appel comme Big Joe Turner qui commence à cartonner sur Atlantic ou les Treniers. Musicalement, la frontière a déjà été franchie, il ne restera plus qu’à adapter l’instrumentation. Nous sommes en 1952 et l’âge moyen des artistes reste élevé sans souffrir encore de la cure de rajeunissement que le rock an roll commercial leur fera subir





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